Pour Harmit Singh, directeur financier de Levi Strauss & Co, ce sont désormais les préférences numériques des consommateurs qui devraient orientent les investissements des directeurs financiers. Cela implique aussi que les décideurs comprennent que la transformation numérique soutient la rentabilité de l’entreprise sur le long terme et la création de valeur pour les actionnaires. Il conseille aux CFO de s’intéresser aux technologies de visualisation des données, à l’intelligence artificielle, ainsi qu’au RPA (robotic process automation).

Un CFO qui a la DSI sous son ombrelle

Harmit Singh : « En tant que directeur financier de Levi Strauss & Co, fondé il y a 168 ans, je travaille constamment avec mes collègues pour identifier comment mieux faire les choses, plus rapidement et plus efficacement. Grâce à l’utilisation de technologies émergentes et de processus commerciaux efficaces. Le fait que le CIO et l’équipe ERP relèvent de moi me permet de veiller à ce que des ressources soient allouées à l’automatisation et à la numérisation des processus dans l’ensemble de l’organisation. Investir dans ce domaine de manière proactive, alors que nous testons et mettons à l’échelle des outils numériques, comme la robotique et les capacités d’IA, dans toute l’entreprise, nous aide à débloquer de réelles opportunités de croissance et, en fin de compte, à faire progresser notre activité. »

Les conseils du CFO de Levi Strauss & Co pour la transformation numérique

D’après Harmit Singh, un CFO qui souhaite piloter la transformation numérique devra être moteur de la collaboration et de l’unité au sein de l’entreprise. Car les solutions technologiques déployées auront des implications transverses. Chez Levi Strauss & Co, c’est une équipe mixte du business et de la technique qui a piloté la transformation numérique, avec une évolution vers une plateforme ERP dans le cloud. A la clé, plus de visibilité sur les canaux de distribution, sur les ventes en direct aux consommateurs et les données manufacturières au niveau mondial.

Il est aussi important de promouvoir les talents technologiques au sein du groupe. Levi Strauss & Co a donc mis sur pied une équipe internationale diversifiée et développé la culture de l’innovation pour mettre en œuvre et gérer ces plateformes et ces nouvelles technologies. Un atout aussi pour recruter des talents courtisés par les acteurs technologiques eux-mêmes, y compris pour le département finance.

Enfin, Harmit Singh conseille d’automatiser tout ce qui peut l’être : « Nos équipes ne devraient pas passer des heures à saisir des données d’un système à un autre, à mettre à jour des feuilles de calcul ou à copier des jeux de données. Nous devons plutôt libérer les employés de ces tâches fastidieuses et leur permettre de consacrer leur temps à l’analyse et à la résolution des problèmes les plus complexes. » D’après lui, Levi Strauss & Co a adopté à bras ouverts le RPA (Robotic Process Automation). Une technologie qui pourrait faire économiser 30 à 40 % des heures consacrées aux tâches fastidieuses. Pour y parvenir, le groupe a créé son centre d’excellence en RPA dont l’équipe se concentre sur la recherche d’opportunités d’automatisation et sur l’extension de l’automatisation à toutes les fonctions de l’organisation. Levi Strauss & Co libère ainsi des ressources précieuses pour concrétiser sa vision numérique à long terme