L’idée n’est pas de minimiser les conséquences de la crise sanitaire et économique actuelle. Mais une étude américaine de l’Association for Accounting Marketing et du Hinge Research Institut indique que pour près de la moitié des entreprises du secteur comptable (45.3%), la Covid-19 a eu des effets positifs. Car elles ont pu accélérer des innovations en termes de technologies et de process.

De nouveaux services soutenus par des efforts marketing

L’étude 2021-2022 « AAM Marketing Budget Benchmark Study » est basée sur les retours de près de 140 cabinets d’expertise comptable, représentant plus de 23 000 employés et des revenus de plus de 6.7 millions de dollars. Si la plupart des répondants soulignent les effets collatéraux positifs de la Covid-19, ils sont tout de même 22.1% à n’avoir mesuré aucun impact et 32.6% un impact négatif.

Les effets positifs incluent le lancement de nouveaux services, comme le « Paycheck Protection Program » (Le programme de protection des chèques de paie, un programme de prêts aux entreprises de 953 milliards de dollars, mis en place par le gouvernement fédéral des États-Unis en 2020). Les cabinets soulignent aussi l’adoption du travail à distance, et le développement d’initiatives de marketing et d’affaires (notamment via des Webinaires).

Pour soutenir ces efforts marketing accrus, les budgets marketing des cabinets ont d’ailleurs augmenté de 100% entre 2019 et 2020 (de 1.5% à 3%). Parmi les nouvelles approches marketing : la transition vers des places de marché numériques. Ce qui a permis à certains cabinets d’atteindre un taux de croissance moyen médian d’environ 32%.

Des avancées technologiques et même de nouveaux services tech

Les cabinets interrogés expliquent aussi avoir bénéficié d’avancées technologiques (15.2% des répondants), de réductions de coûts via le travail à distance (18.2%) et pu développer l’offre du cabinet (42.4%).

Les cabinets en forte croissance ont aussi développé des services non-traditionnels, comme des services de comptabilité client (25% des répondants), des service de sécurité de l’information (20%) et des technologies logicielles (20%).