Actuaires et comptables travaillent parfois ensemble sur des projets d’évaluation de valeur et de risque. Et tout comme la profession comptable, le métier d’actuaire évolue lui aussi avec l’intelligence artificielle et l’automatisation. Enfin, ces deux professionnels du chiffre intègrent de plus en plus le conseil stratégique dans leur champ d’action.

Retour sur la définition du métier d’actuaire

Un actuaire mesure et gère les risques en s’appuyant sur une connaissance approfondie des mathématiques, des statistiques et de la gestion des affaires. Les actuaires peuvent « prédire » l’avenir financier d’une entreprise à l’aide des mathématiques et de la science. Objectif : maximiser les profits et éviter les catastrophes.

De par cette dimension « gestion des risques », on comprend que les compagnies d’assurance emploient traditionnellement des actuaires. Mais on les retrouve aussi dans de nombreux secteurs ayant besoin d’évaluer les risques et bénéfices : sociétés de conseil, entités gouvernementales, services sociaux, hôpitaux, banques et même sociétés d’investissement.

En France, d’après l’Institut des actuaires, ils sont 62% à travailler dans l’assurance et réassurance, 24% dans l’audit et conseil, 9% dans la banque et finance, 2% dans l’industrie et les services, 2% dans l’administration, 1% dans l’enseignement et la recherche.

L’actuariat ou la science actuarielle

Le domaine dans lequel travaillent les actuaires est connu sous le nom de science actuarielle. Il s’agit d’une discipline qui évalue les risques financiers à l’aide de modèles mathématiques et statistiques.

La science actuarielle traite de l’évaluation des risques et du maintien de la stabilité économique d’une organisation ou d’une entreprise. Elle implique l’utilisation des mathématiques, des statistiques et des principes de probabilité pour anticiper les événements futurs indésirables et prendre des mesures préventives.

La collecte et l’analyse de données statistiques joue un rôle important dans le métier d’actuaire. Mais ils doivent aussi rendre ces données compréhensibles pour la prise de décision et proposer des solutions. Comme créer de nouvelles polices d’assurance ou encore identifier de nouveaux risques économiques, financiers ou encore géopolitiques qui pourraient affecter une entreprise.