Dans la finance, les technologies ont fait naître des startups et stratégies FinTech, dans l’éducation des EdTech ou encore dans la santé des HealthTech. Dans la comptabilité aussi l’on parle désormais d’AccounTech, avec un écosystème technologique en pleine expansion. Un foisonnement qui oblige aussi les professionnels du chiffre à faire évoluer leurs compétences.

Un regard ROIste sur l’innovation implique plus de formation

Comme le rappelle Michael Ramos, Managing Partner de MRA Learning, « Le fait d’avoir un directeur de l’innovation n’est plus limité à une poignée d’entreprises aux moyens financiers importants ». Toutes doivent désormais savoir évaluer combien elles sont prêtes à investir dans une innovation et mesurer son réel avantage économique.

Un rappel essentiel : un investissement dans une nouvelle technologie n’a de sens que s’il répond à un problème ou permet à une organisation de tirer parti d’une opportunité commerciale. L’avantage économique tangible de l’innovation doit aussi dépasser son coût. Enfin, pour maximiser le rendement d’une nouvelle technologie, l’organisation doit chercher à accélérer le rythme d’adoption par une masse critique d’utilisateurs. D’où le rôle stratégique de la formation pour maximiser le ROI des investissements en innovation.

Pour les métiers de la finance, une formation ne suffit pas

Enfin, savoir comment fonctionne un nouveau produit innovant n’est pas suffisant pour la plupart des utilisateurs dans une organisation. En effet 85% des utilisateurs auraient une aversion naturelle aux risques et donc besoin de plus qu’une formation pour adopter de nouvelles technologies.

Cinq stratégies peuvent faciliter l’adoption des AccounTechs :

  • Donner aux utilisateurs une vision de l’après transformation (nouveaux processus et compétences) ;
  • Réduire la formation sur le produit lui-même (avec plus de cas d’usage et du contenu disponible à la demande) ;
  • Impliquer des « super-utilisateurs » dans la formation (des « champions » internes, pragmatiques, et force de conviction dans leurs équipes) ;
  • Résoudre de vrais problèmes (ne pas laisser les équipes simplement automatiser les processus comptables existants, mais repartir des problématiques d’affaires pour changer les processus) ;
  • Laisser les utilisateurs explorer la nouvelle technologie (Face à la peur de « mal faire » il faut donc démystifier les technologies, prévoir un accompagnement avec un expert et fournir du contenu à la demande pour inciter les utilisateurs à apprendre par eux même).