Le professeur Bryant Richards connaissait peu le RPA (Robotic Process Automation) avant que de plus en plus d’entreprises demandent que ses étudiants l’apprennent. Il a donc intégré le RPA dans le programme de comptabilité et finance du Nichols College (à Dudley, dans le Massachussetts) et dans les stages ouvert aux étudiants. Il a également créé au sein de l’établissement un centre dédié à l’automatisation intelligente des processus.

RPA ou IPA ?

Bryant Richards préfère d’ailleurs l’appellation IPA (automatisation intelligente des processus) à celle de RPA. Car le terme robotisation évoque la programmation et répétition de tâches numérisées, ce qui n’est pas nouveau. Le RPA est devenu accessible à un plus grand nombre d’utilisateurs qui peuvent aujourd’hui facilement créer de puissantes automatisations.

Mais parler d’IPA permet de comprendre que cette démarche peut aller plus loin, grâce à l’intelligence artificielle. On peut alors imaginer des analyses préconfigurées, plus complexes, avec par exemple de l’analyse de sentiments.

Mieux apprendre grâce au RPA

En apprenant le RPA, les étudiants vont en fait apprendre des concepts comptables souvent complexes à enseigner. Par exemple, en créant un bot (robot) pour réaliser une réconciliation comptable ce sont tous les différents aspect de la réconciliation qui peuvent être mieux compris.

En début de formation, la moitié des étudiants a quelques appréhensions, et même peur du RPA. Mais dès qu’ils commencent à créer leurs quatre premiers bots ces craintes font place à de l’enthousiasme. Les étudiants en comptabilité semblent en fait assez naturellement intégrer cette technologie. L’AICPA (American Institute of Certified Public Accountants), l’organisation professionnelle nationale des experts-comptables certifiés aux États-Unis, propose en fait déjà une certification en RPA à ses membres.

Exemples de bots comptables

Parmi les bots créés par les étudiants avec le RPA/IPA : un bot pour transférer des copies brutes (dump) de données applicatives d’Excel vers un autre système (pour une grande banque) ; un bot pour accélérer la gestion des comptes créditeurs (5 à 6 minutes gagnées multipliées par 30 à 40 clients chaque semaine).