Une récente étude de l’éditeur Mulesoft nous donne l’occasion de rappeler que l’automatisation ne repose pas que sur des technologies mais aussi sur la collaboration entre l’informatique et les équipes métiers. Afin d’améliorer l’agilité de l’entreprise. Dans le contexte de la pandémie, de nombreuses entreprises ont donc sauté le pas de l’automatisation, pour leurs départements finance et d’autres fonctions clés de l’entreprise. Mais ces projets sont souvent freinés par des problèmes de sécurité et de silos de données.

L’automatisation, un atout pour l’agilité et la résilience

Les entreprises du monde entier font désormais le choix de l’automatisation de leurs processus clés, afin d’améliorer la productivité, l’efficacité opérationnelle, mais aussi leur résilience. Ainsi d’après une étude de Mulesoft (éditeur d’une plateforme pour connecter les données et les applications), 92 % des entreprises françaises ont mis en œuvre (ou sont en train de mettre en œuvre) des initiatives d’automatisation (95% au niveau mondial). Et 89 % voient l’automatisation comme un moyen de créer de meilleures expériences client connectées (93% au niveau mondial).

Des enjeux de sécurité face au besoin de mieux collaborer

Mais ces projets d’automatisation se heurtent encore à certains murs. Ainsi plus de 75 % des initiatives d’automatisation (des entreprises françaises) sont freinées par les problèmes de sécurité et les silos de données. Pourtant d’après les auteurs du rapport, en travaillant en plus étroite collaboration, les équipes informatiques et métiers peuvent réduire, voire éliminer, les silos organisationnels.

82% des répondants français ont ainsi déclaré que l’alignement de l’informatique et des fonctions opérationnelles s’est amélioré au cours des 12 derniers mois. Mais 88 % ont admis que les problèmes de sécurité les empêchaient de permettre aux utilisateurs non techniques d’intégrer des sources de données.

Même état des lieux au niveau mondial, avec 87% des entreprises qui se privent de permettre aux utilisateurs hors-IT d’intégrer des données, par exemple en utilisant des API. Les services financiers sont d’ailleurs les plus réservés sur ce point avec 39% de répondants déclarant que ces limitations les freinent beaucoup, contre 38% dans le secteur de la santé et 34% tous secteurs confondus.